Retour sur Rencontre “Restauration scolaire : retour en régie ?” à Langonnet (56)- juin 2013

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La restauration scolaire est une responsabilité importante pour une collectivité. Elle doit s’assurer de la traçabilité des produits et de l’équilibre alimentaire, tout en étant vigilante sur le coût des repas. Un fonctionnement en régie municipale permet une plus grande autonomie, mais avant de faire ce choix il est nécessaire de s’interroger sur la faisabilité d’un tel projet et sa pertinence économique.

Une quinzaine d’élus et d’agents s’est réunie à Langonnet (56) pour échanger sur ce sujet en s’appuyant sur le expérience de cette commune 3 ans après le retour en régie et celui du Syndicat Intercommunal à Vocation Unique de Restauration Intercommunale de Daoulas (29).

Langonnet, un bilan positif avec des atouts au départ

La cuisine centrale de Langonnet fournit 110 repas en moyenne aux trois écoles de la commune depuis la rentrée 2010, avec environ 20 % de produits bios ou locaux. Lors de leur présentation, Christian Derrien (Maire) et Françoise Guillerm (adjointe) ont dressé un bilan très positif de ce projet et fait part de la satisfaction des parents d’élèves quant à l’amélioration de la qualité des repas et ce sans incidence importante sur le prix demandé aux familles. Ce qui se traduit par une hausse du ratio nombre d’élèves/nombre de repas.

Ce qui a facilité la mise en oeuvre de ce projet, c’est d’une part une volonté partagée des élus et des parents des 3 écoles d’améliorer la qualité des repas. Et d’autre part, l’existence d’une cuisine quasi aux normes et inutilisée, à 3 kms du bourg. Sa réussite est également étroitement liée au recrutement d’une cuisinière compétente, autonome et motivée. Au rayon des difficultés, l’application des normes qui est plus délicate pour les petites unités et la pérennité de l’approvisionnement chez les producteurs locaux.

Les élus ont reconnu que le coût du projet est un peu supérieur à celui fourni dans l’étude de faisabilité réalisée en interne. Mais, il est le fruit d’une volonté de l’équipe municipale largement partagée par la population et la politique d’approvisionnement local contribue à soutenir l’économie du territoire.

Le SIVURIC de Daoulas, une régie intercommunale qui permet la continuité du service public

Un regroupement de communes pourrait-il être la solution ? Il permet dans d’autres domaines, à des petites communes d’offrir des services à leurs habitants que, seules, elles ne pourraient pas proposer. C’est ce que font déjà 7 communes au sud de Brest ( Daoulas, Dirinon, Logonna-Daoulas, Loperhet, Le Faou, L’hôpital-Camfrout,Saint-Urbain) depuis 2005 pour la restauration collective via le SIVURIC présenté par sa présidente Joëlle Kervella, adjointe à Loperhet. Confrontés à des effectifs scolaires en hausse ou à des rénovations de cantines, les élus de ce territoire où la collaboration intercommunale est ancienne, ont décidé de créer un SIVU regroupant 7 communes voisines d’intercommunalités différentes.

Avec l’arrivée récente de Landerneau, ce sont dorénavant plus de 200 000 repas qui sont préparés à l’année, en liaison chaude et froide, pour 9 écoles, l’ALSH, des crèches et des adultes. Ce niveau de production permet d’assurer des prix modérés, avec des tarifs sociaux, tout en intégrant des produits bios (14%) et durables. Le suivi de la qualité est assuré par une commission composée d’élus, de parents d’élèves et de membres de l’équipe du SIVURIC. Cet outil permet également d’établir des partenariats avec les acteurs départementaux des filières d’approvisionnement bios et durables. Joëlle Kervella a souligné l’importance de l’organisation de l’outil qui sera bientôt améliorée par la numérisation des inscriptions et de la facturation.

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