Maryline Lair, nouvelle coprésidente de Bruded

À la suite de l’annulation des élections de mars 2026 à Plessé (44) et de la tenue de nouvelles élections municipales au début du mois d’octobre, la liste conduite par Aurélie Mézière, maire sortante, n’a pas été reconduite. Cette situation a conduit Aurélie Mézière à quitter le conseil d’administration de Bruded et, par conséquent, ses fonctions de coprésidente de l’association, qu’elle exerçait depuis mai dernier. Le conseil d’administration tient à la remercier chaleureusement pour son implication au service du réseau et de ses adhérents.
Réuni le 19 octobre à Mellionnec (22), le conseil d’administration a élu Maryline Lair, adjointe et ancienne maire de Saint-Senoux (35), pour exercer cette fonction aux côtés de Jean-Marc Labbé. Engagée dans la vie associative et adhérente active de Bruded depuis son premier mandat, elle partage avec nous son parcours et sa vision du réseau.
Pouvez-vous retracer votre parcours d’élue locale?
Quelques mois avant les élections municipales de 2020, des habitants ont distribué dans les boîtes aux lettres un courrier invitant les personnes intéressées à se retrouver pour réfléchir à la constitution d’une liste participative. J’étais installée dans la commune depuis seulement quelques années et j’ai eu envie d’aller voir. Un groupe d’une petite trentaine de personnes s’est ainsi mobilisé pour imaginer ensemble l’avenir de Saint-Senoux : j’ai trouvé que ces réflexion partagées étaient très stimulantes, cela m’a donné envie de m’engager en tant qu’élue. Travaillant déjà dans le monde associatif, je retrouvais dans cette démarche des motivations qui me parlaient : faire ensemble, réfléchir collectivement à un projet et chercher des réponses à des enjeux concrets.
J’ai d’abord été adjointe, puis maire de fin 2023 à début 2026, avant de redevenir adjointe aujourd’hui. Cela me permet d’être davantage dans une logique de projet et de complémentarité avec ma vie professionnelle de directrice d’association.
Comment avez-vous découvert Bruded ?
Au début du mandat en 2020, nous connaissions assez peu le réseau. Nous avons rapidement organisé un temps de présentation en mairie pour comprendre ce qu’était Bruded et ce que l’association pouvait nous apporter. L’adhésion a fait l’unanimité. Nous étions tous nouveaux dans nos fonctions et nous manquions cruellement de méthode : on avait besoin de se sentir appuyés, soutenus, et Bruded nous a permis d‘échanger avec d’autres communes et surtout de ne pas nous sentir seuls.
Qu’êtes-vous venue chercher auprès de l’association ?
Ce que le réseau apporte en premier lieu, c’est de voir que d’autres « l’ont fait », que « c’est possible » : cela décoince des blocages ! Quand on est élu dans une petite commune, avec peu d’expérience, on gère beaucoup de problématiques. Découvrir qu’ailleurs des collectivités ont mené des projets aide à lever certains freins et à se lancer.
L’autre apport essentiel, c’est l’inspiration. Les idées ne surgissent pas toutes seules. Elles se nourrissent des échanges, des lectures, des visites et des rencontres. Être élu, c’est chercher des solutions en permanence. Pour cela, il faut aussi cultiver sa créativité et Bruded nous y aide concrètement.
Quelle est, selon vous, la spécificité de Bruded ?
C’est un réseau où l’on se rencontre réellement. Les visios-flash sont très utiles, mais elles prennent tout leur sens parce qu’elles s’accompagnent de visites de terrain et d’échanges directs entre élus. Voir les projets sur place et discuter avec ceux qui les ont portés décuple l’intérêt du retour d’expérience.
L’autre force du réseau, c’est le nombre important de collectivités adhérentes : il y a presque toujours une commune Bruded près de chez soi ! Cela crée des liens et, je trouve, une véritable identité Bruded. Lorsque l’on se voit entre élus dans d’autres cadres, l’adhésion à Bruded crée une connivence entre communes.
Pourquoi vous engager en tant que coprésidente ?
Bruded est un réseau qui fonctionne bien, qui a une vraie légitimité et qui est utile aux collectivités : j’ai le sentiment que c’est un réseau au travers duquel on peut porter une action concrète, dans la simplicité. J’aime l’idée de contribuer, à mon tour, à cette histoire collective, d’en être une passeuse pendant quelque temps. Les échanges que j’ai pu avoir avec les précédentes coprésidentes ont également compté dans ma décision. J’ai été sensible à leur engagement et à leur énergie.
Comment abordez-vous vos nouvelles fonctions de coprésidence ?
Pour moi, la fonction de coprésidence demande avant tout une posture d’écoute, partagée avec mon binôme Jean-Marc Labbé : écoute des adhérents et de leurs besoins, mais aussi de l’équipe salariée.
C’est une fonction qui nécessite du dialogue, de la concertation et parfois de la médiation. Une fois les décisions prises, il faut aussi savoir les expliquer et les porter auprès des adhérents et des partenaires. Enfin, la coprésidence, c’est veiller au fonctionnement quotidien de l’association, en lien avec la présence d’une équipe de plus de 10 salariés.
Un petit mot pour les adhérents ?
Je crois que les élus des communes ont un rôle essentiel dans notre démocratie et je nous souhaite de porter collectivement une démocratie vivante pour la Bretagne.
Adhérents : assemblée générale extraordinaire le 18 novembre en visio
Participez à une assemblée générale extraordinaire en visio visant à faire évoluer les statuts de l’association ! Cette révision permettra de formaliser les orientations stratégiques définies par l’Assemblée Générale au printemps dernier. Objectifs : redéfinir la place des communes et des EPCI dans le réseau et ouvrir l’adhésion aux partenaires de l’action publique locale en tant que membres associés. Nous espérons vous y retrouver nombreux.
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Rédigé en novembre 2026
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