Dix communes du Kreiz Breizh coopèrent pour créer un sentier de grande randonnée de pays (GRP)

Thématique(s): Culture et tourisme - Tourisme

Infos pratiques

Adhérent : 2020
Maire : Gérard Munier
Adresse : Kergrist-Moëlou, France
Téléphone : 02 96 36 50 11
Nbre d’habitants : 657
Superficie : 47,16 km²
Intercommunalité : CC du Kreiz-Breizh
www.kreiz-breizh.fr/kergrist-moelou/
Contact BRUDED : Cécile Jamoneau

Dix communes de la partie ouest du massif granitique de Quintin se sont engagées depuis 2021 dans un projet ambitieux : créer un sentier de Grande Randonnée de Pays (GRP) de 106,8 km reliant leurs bourgs en une grande boucle. Baptisé Mein ha Dour – “pierre et eau” en breton –, ce futur itinéraire vise à valoriser les paysages, le patrimoine et l’identité du territoire à travers une offre de randonnée structurée et labellisée.

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Lorsque cinq communes se réunissent en 2021 pour coopérer autour de l’entretien des sentiers pédestres, Jeannie Blin-Connan – adjointe à Kergrist-Moëlou – évoque l’idée de créer une grande boucle de randonnée.

Cette idée donne un réel sens à un travail commun, à une solidarité entre-nous pour valoriser notre territoire qui a un patrimoine naturel et bâti qui gagnerait à être connu.

Jeannie Blin-Connan, adjointe à Kergrist-Moëlou

Les communes voisines sont sans hésitation séduites et, progressivement, d’autres s’associent au projet pour arriver au nombre de douze communes à un moment. Finalement, dix communes s’impliquent jusqu’au bout : sept au sein de la CCKB (Kergrist-Moëlou, Trémargat, Lanrivain, Saint-Nicolas-du-Pélem, Locarn, Plounévez-Quintin, Peumerit-Quintin) et trois du côté de Guingamp-Paimpol Agglomération (Bulat-Pestivien, St Nicodème, Maël-Pestivien). Toutes partagent la volonté de construire ce projet qui combine aménagement du territoire, concertation locale et rigueur technique. Le groupe discute et s’accorde sur la nécessité de bâtir un dossier de présentation pour décrire la motivation du projet et le sérieux de la démarche.

Concevoir un tracé cohérent

Vingt-cinq réunions s’égrènent depuis 2021 et permettent d’imaginer un tracé préliminaire respectant les contraintes d’un GRP. Il doit être en boucle et praticable en plusieurs jours, se conformer à des critères de sécurité et de continuité, respecter un linéaire qui soit goudronné à moins de 30%, présenter un intérêt paysager et patrimonial, disposer d’hébergements et de points d’étape et être accessible par les transports en commun.

Si certains outils peuvent être utiles à cette phase (Géoportail, cadastre, SIG communal/intercommunal, cartes en ligne type OpenStreetMaps), les élus ont plutôt misé sur leur connaissance intime du territoire, un atout précieux pour identifier les chemins pertinents, les points de vue, les zones sensibles ou les passages à éviter. Des traces GPS sont réalisées pour valider auprès du Département le tracé et repérer toutes les parcelles et propriétaires impactés.

Droits de passage : convaincre, ajuster, sécuriser

La vérification des droits de passage constitue une étape déterminante. Les élus identifient les propriétaires privés, les rencontrent, expliquent la démarche et recueillent les autorisations écrites nécessaires. Certains propriétaires demandent des garanties ou des ajustements. Dans quelques cas, le tracé est modifié pour respecter les usages locaux, par exemple en contournant un bois plutôt qu’en le traversant.

L’obtention de convention avec les propriétaires des parcelles concernées par le tracé est un point crucial.

Une fois le tracé bien défini (90% des conventions obtenues), chaque conseil municipal valide par délibération l’inscription de l’itinéraire au Plan départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR). Une lettre de motivation signée des douze communes du départ, invitant les propriétaires à s’impliquer dans le projet s’ils le désiraient, avec l’implication du Département qui enregistre les conventions au PDIPR, et une charte du randonneur en sont les principaux éléments.

Le circuit définitif est désormais acté avec un départ prévu dans chaque commune autour d’un panneau totem mais le départ officiel se fera de Saint-Nicolas-du-Pélem qui est la seule commune desservie en transport en commun depuis la gare de Saint-Brieuc. Reste à donner un nom au GRP, en 2025 les élus se mettent d’accord pour l’appellation « Mein ha Dour » qui signifie “pierre et eau”, ce qui traduit bien les qualités du territoire (vallées, chaos granitiques, rivières).

Vers la labellisation FFR : un travail partenarial

Pour garantir la qualité et la reconnaissance du sentier, les communes choisissent de viser la labellisation GRP par la Fédération Française de Randonnée (FFR). Le dossier comprend notamment : le tracé détaillé, les conventions de passage, le plan d’entretien, le plan de balisage, les engagements des collectivités.

Plusieurs partenaires sont mobilisés :

  • Les deux EPCI, et leurs offices de tourisme respectifs, gèreront la promotion et le suivi commercial de l’itinéraire, en mettant en lien les partenaires autour de cette nouvelle offre. En attendant, elles adoptent une posture de soutien au projet ;
  • Le Conseil départemental, pour avis et accompagnement, et la prise en charge de la signalétique ;
  • La FFR, pour l’expertise technique, le suivi de la signalétique et l’homologation de l’itinéraire ;
  • Les communes assureront l’entretien, et se feront le relais local des éventuels soucis de passage à l’avenir.

L’homologation et la labellisation de l’itinéraire au niveau national, et régional sont approuvés fin 2025.

Balisage, aménagements et entretien : le chantier 2026

Au printemps 2026, les différents partenaires engageront les travaux :

  • Débroussaillage et remise en état de certains tronçons ;
  • Balisage jaune et rouge réalisé par les baliseurs de la FFR ;
  • Pose de la signalétique directionnelle (au frais du département) et des panneaux d’accueil ;
  • Organisation de l’entretien pérenne du sentier.

L’enjeu est clair : un GRP n’est durable que si son entretien est assuré dans le temps.

Mise en tourisme : une étape prévue pour 2027

La valorisation touristique sera travaillée en 2027, en partenariat avec la FFR, les communes et les deux offices de tourisme communautaires.

  • Supports de communication ;
  • Cartographie et topoguide ;
  • Mise en réseau des hébergements ;
  • Actions de médiation et d’animation.

Contact

Jeannie Blin-Connan, Kergrist-Moëlou (22)

Rédigé en janvier 2026

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