Le réaménagement du bourg de Pommerit-le-Vicomte (22) mené en coordination exemplaire

Infos pratiques

Adhérent depuis 2024
Maire : Florence Le Saint
Adresse : 8 Place du Centre, 22200 Pommerit-le-Vicomte, France
Téléphone : 02 96 21 74 39
Nbre d’habitants : 1 872
Superficie : 33,03 km²
Intercommunalité : Communauté de communes Leff Armor Communauté
pommeritlevicomte.fr
Contact BRUDED : Cécile Jamoneau

Autres expériences de Pommerit-Le-Vicomte

Lorsque le projet d’embellissement du centre-bourg de Pommerit-le-Vicomte s’est trouvé lié à la nécessité de reprendre la voirie, elle-même conditionnée par l’état des réseaux, l’opération a rapidement pris une tout autre ampleur. Finalisée en 2025, la transformation du bourg est l’aboutissement d’un long travail de coordination entre de nombreux acteurs.

Cliquez ici pour en savoir plus sur cette expérience

Pommerit-le-Vicomte est une commune de 1870 habitants de Leff Armor Communauté. Traversée par deux routes départementales secondaires mais structurantes, la commune faisait face à une voirie vieillissante, à des vitesses excessives et à un manque de lisibilité des circulations piétonnes. Si, à l’origine, les élus souhaitaient simplement retravailler la place centrale, l’état de la route et l’évolution des réseaux ont rapidement transformé l’intention initiale. « Ce n’était pas un projet de mandat, nous voulions juste travailler la place du centre. Finalement celle-ci n’est pas encore faite », sourit Florence Le Saint, maire.

Un projet profondément élargi

Lorsque la commune sollicite le Département pour reprendre la voirie, celui-ci rappelle que son intervention ne peut porter que sur la couche roulante, et uniquement si les réseaux sous-jacents sont en bon état. Leff Armor Communauté, en charge de l’eau potable et de l’assainissement, certifie en 2020 que les réseaux sont satisfaisants mais le temps passe ; 5ans après, une analyse plus fine démontre que les réseaux ne sont plus en état.  En plus, une étude départementale révèle de son côté l’absence de structure profonde sous la RD32, nécessitant des travaux lourds.

Florence Le Saint choisit alors de reprendre le projet dans sa globalité avec pour défi d’éviter les interventions successives et incohérentes : « Sinon chaque acteur vient réaliser les travaux, referme avec du bitume neuf, puis le suivant recommence. Les habitants ont le sentiment – à juste titre – que l’on fait et refait. C’est coûteux en temps, en désagréments et en deniers publics. »

Une coordination inédite entre acteurs

La commune réunit dès 2023 les deux maîtrises d’œuvre –Leff Armor Communauté pour l’eau et l’assainissement, et la commune pour les eaux pluviales et l’aménagement – ainsi que les services départementaux. Cette coordination est certainement facilitée par la double fonction de Florence Le Saint, également vice-présidente eau et assainissement à Leff Armor Communauté.

S’ajoute le chantier de la fibre, programmée sur la commune, puis Enedis, qui annonce vouloir enterrer la ligne haute tension en 2025. Florence Le Saint parvient à intégrer cette opération au chantier en cours : la haute tension est exceptionnellement posée en fourreau, et non en pleine terre dans le cadre de travaux eux-mêmes exceptionnellement avancés d’un an pour être réalisés en même temps que les autres travaux de réseaux.

Un projet pensé pour la sécurité et le cadre de vie

L’ADAC accompagne la commune dans le cadre d’une Assistance à Maitrise d’œuvre (AMO) pour définir un cahier des charges permettant de recruter une équipe pluridisciplinaire (Agence Nord-Sud Architecture / Ici Demain Paysagistes) qui leur fait visiter plusieurs projets réalisés (à La Méaugon et Hillion notamment).

Les objectifs confiés au maître d’ouvrage sont clairs : sécuriser les mobilités, réduire la vitesse, améliorer la qualité de la voirie et valoriser l’architecture rurale. La concertation auprès des habitants confirme les attentes : il faut sécuriser le cheminement entre les deux écoles car la restauration scolaire est unique, réduire la vitesse et embellir le bourg.

Les travaux comprennent :

  • Le recalibrage des routes et zones pavées franchissables aux carrefours pour ralentir les véhicules ;
  • L’élargissement des espaces piétons, mais aussi suppression d’un trottoir sur un côté pour le végétaliser ;
  • La création d’un parvis devant l’église, avec dalles drainantes et fosses de plantation pour infiltrer les eaux pluviales ;
  • La végétalisation importante :  pieds de murs fleuris, plantations d’arbres, arbustes et vivaces ;
  • A noter : à réutilisation intégrale des bordures en granit aux endroits nécessaires, elles sont toutefois moins hautes.

La palette végétale est choisie avec les agents municipaux, déjà engagés dans d’autres projets de végétalisation (cimetière, lotissement, démarche zéro phyto dans le cadre de « Commune sans pesticide »). L’équipe espaces verts passe à cinq agents, équipée de matériel sur batterie. La végétalisation devient progressivement une source de fierté pour les agents, renforcée par les épisodes de sécheresse qui ont accéléré la transition.

Si un chaucidou est matérialisé pour relier un hameau proche au bourg lui-même, la réflexion sur les mobilités douces est à poursuivre. Les rues du centre ne permettent pas de pistes cyclables dédiées. La commune étudie désormais la possibilité de flécher des itinéraires cyclables via les routes secondaires.

Ce projet est le fruit d’un effort collectif. Élus, agents, techniciens, entreprises locales et habitants ont travaillé ensemble, apportant expertise et idées pour imaginer un aménagement respectueux de notre histoire et résolument tourné vers l’avenir.

Florence Le Saint, maire

Un chantier long pour les riverains et les commerces

Les réseaux, enterrés jusqu’à 4,50 m, impressionnent les habitants, invités à venir constater l’ampleur du chantier. Les entreprises mettent en place un phasage précis, relayé par une signalétique provisoire et le panneau lumineux communal.

Les travaux, démarrés en avril 2024, se sont terminés en mai 2025 et inaugurés en novembre. La situation a été délicate pour les trois artisans et les deux commerces du bourg. La commune a mis en place un protocole d’indemnisation d’initiative communale, validé par le Trésor public.

Eléments financiers

Le coût total du projet s’élève à 1 440 000 €, dont 824 274 € à la charge de la commune (autofinancement).

Contact

Florence Le Saint, maire

Rédigé en février 2026

Documents techniques

Expériences similaires

Ils nous soutiennent

Inscrivez-vous pour ne rien manquer des actualités du réseau

Chaque mois, recevez nos Brèves mensuelles et, de septembre 2025 à mars 2026, nos dossiers thématiques pré-municipales pour nourrir vos programmes !

  Restez informés !