La Chevallerais (44) s’implique pour la réouverture de son bar-tabac-pmu

Infos pratiques

Adhérent depuis 2006
Maire : Tiphaine Arbrun

Téléphone : 02 40 79 10 12
Nbre d’habitants : 1433
Superficie : 10 km²
Intercommunalité : CC de la Région de Blain
https://www.lachevallerais.fr/
Contact BRUDED : Anne-Laure Marchal

Autres expériences de La Chevallerais

Etude de marché, création d’un groupe de travail dédié, appels dans la presse, et dernièrement diffusion d’un Appel à Manifestation d’Intérêt, les élus de la Chevallerais se mobilisent depuis un an pour la réouverture du dernier bar-tabac-pmu de la commune.

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Contexte

La Chevallerais est une commune rurale de 1 600 habitants en Loire-Atlantique, située sur les bords du Canal de Nantes, à 10 km de Blain et à 35 km de Nantes. Depuis 2023, le dernier bar tabac a baissé le rideau. Une affaire privée (les murs n’appartiennent pas à la commune) mais aux conséquences significatives pour la vie locale. Peu après la fermeture, un projet de reprise est porté par deux habitantes. Les élus sont attentifs à l’évolution du dossier mais le projet tombe à l’eau faute de relai financier. Face à cette fermeture prolongée, la commune décide d’agir. Élus et habitants créent un groupe de travail engagé, piloté par Anthony Marsais, adjoint en charge de la vie culturelle, associative et économique, avec un objectif clair : faire renaître ce lieu de vie essentiel en facilitant et en accompagnant la reprise de futurs porteurs de projet.

On s’est mis dans un rôle de facilitateur en mettant en avant le potentiel du lieu et en expliquant aux porteurs de projet que nous voulions que ça réouvre !

Anthony Marsais, adjoint à La Chevallerais

Faire avec des moyens limités, le rachat des murs en question

Dans le parcours du premier projet de reprise, le rachat des murs est mis en débat au sein du conseil municipal. « Nous étions partant pour racheter mais uniquement à la condition de faire une opération blanche : les loyers devaient nous permettre de rembourser notre emprunt » indique Anthony Marsais. La mairie entame une négociation avec les propriétaires et des démarches auprès des banques jusqu’à l’annonce du retrait des premières porteuses projet.  « Nous avons fait machine arrière, avec le bénéfice tout de même d’avoir pu mettre au jour un prix de rachat beaucoup plus bas qu’annoncé au départ, au prix du marché, une négociation qui servirait au prochain repreneur », poursuit-il. Tout n’était pas perdu, mais beaucoup restait à faire encore pour espérer voir le lieu réouvrir.

Même sans investir dans les murs, nous avons des moyens pour soutenir la réouverture.

Tiphaine Arbrun, maire de La Chevallerais

Un groupe projet dédié élus/habitants

En décembre 2025, à l’annonce du retrait des porteuses de projet, Anthony Marsais se saisi pleinement du dossier et met en place un groupe de travail élus/habitants dédié au projet. « Dès janvier 2026 nous avons fait un appel à candidature sur les réseaux et une réunion publique pour expliquer l’engagement attendu des habitants. Plusieurs réunions étaient nécessaires ». Ensemble ils définissent plusieurs actions : la réalisation d’une étude de marché avec la CCI (800 euros), la rédaction d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour trouver un repreneur et la communication dans la presse et le relai sur les réseaux sociaux. « Intégrer les habitants au projet nous a permis d’affiner le cahier des charges de l’AMI mais aussi de faire comprendre que la mairie ne pouvait pas tout porter» poursuit-il.

Une communication d’ampleur sur les réseaux sociaux

Journaliste de métier, aujourd’hui entrepreneur vidéaste, l’adjoint sait activer les ficelles de la communication et la mayonnaise prend ! L’AMI fera l’objet de nombreux articles de presse régionales, un reportage radio et un reportage de TéléNantes rassemblant plus de 100 000 vues. Des contenus ensuite relayés sur les réseaux sociaux (linkedin, facebook, instagram).

L’AMI était un prétexte pour pouvoir relayer massivement l’information et le dossier que nous avions monté.

Anthony Marsais

« Mais ce n’est pas « que de la communication », il faut être intimement persuadés du potentiel du lieu pour que ça fonctionne. Avec quelques travaux et des gérants avenants, le projet pourrait trouver sa clientèle et retrouver le succès. Autour de nous, il existe d’autres petites adresses en dehors des grands axes qui fonctionnent très bien avec le bouche à oreille » poursuit-il.

Le rachat de la licence IV et l’appui de l’intercommunalité

L’affaire étant placée en liquidation judiciaire, c’est le mandataire judiciaire qui s’occupe de réceptionner les candidatures de l’AMI et de choisir l’offre la plus solide. Anthony Marsais complète : « Nous avons un rôle limité dans le choix des candidats, par contre, nous avons décidé de racheter la licence IV (7000 euros) au mandataire. Cela nous permet de garder la main si jamais nous n’étions pas satisfaits du repreneur. » C’est aussi un coup de pouce financier pour les repreneurs car la mairie s’est engagée à la mettre à disposition 3 ans gracieusement, puis à leur louer.

Les élus se sont aussi tournés vers leur l’intercommunalité pour prendre connaissance des soutiens possibles. « La chargée de développement économique au sein du Pays de Blain Communauté nous a relayé les aides existantes pour les porteurs de projet : la possibilité d’avoir recourt à un prêt à taux zéro et une aide de la région Pays de la Loire pour l’achat du mobilier ».

Le résultat

Le relai massif sur les réseaux a permis de réceptionner 10 dossiers dont plusieurs venant avec un projet de reprise de commerce ou cherchant une affaire de bar/tabac, et quelques jeunes avec le rêve de gérer un bar. Deux dossiers très solides dont les des porteurs de projet habitent des communes voisines, animent les espérances des élus. « Si ces deux propositions n’aboutissaient pas, nous avons envisagé avec le groupe projet la possibilité d’aller vers un bar ou tiers-lieu associatif. Nous avons regardé des expériences au sein du réseau Bruded, pris des contacts, mais pour l’instant, nous gardons espoir avec ces deux possibilités. » explique l’adjoint.

Un conseil aux collectivités du réseau ?

« Avec le recul, je mesure que nous aurions dû être prudents et que nous aurions dû entamer toutes ces démarches dès le départ, en parallèle du premier projet de reprise, pour ne pas perdre du temps. » conclut Anthony Marsais.

Petit à petit nous avons activé tous les leviers possibles : la négociation du prix des murs, le lien avec les propriétaires, le rachat de la licence IV, le relai vers des aides aux entrepreneurs, la réalisation d’une étude de marché avec la CCI, la réalisation d’un Appel Manifestation d’Intérêt et surtout le relai très large sur les réseaux sociaux.

 Anthony Marsais, adjoint à la vie associative, culturelle et sportive, à la communication, au tourisme et au soutien aux entreprises

CONTACT

Anthony Marsais, adjoint |02 40 79 10 12 | mairie@lachevallerais.fr


page projet rédigée en mai 2026

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