Christian Roger, maire de Guipel (35)

 

Comment avez-vous tenté de  traduire la question du développement durable au cours de votre mandat ?

Notre équipe est arrivée aux commandes à la suite des élections municipales de 2008. La traduction des enjeux de développement durable dans notre politique a été très différente entre le premier et le deuxième mandat. Sur le premier mandat, 2008-2014, l’équipe municipale a surtout porté une politique descendante : dès le début elle a assumé un engagement vers le zéro phyto et une réduction de l’éclairage public ; elle a porté un nouveau PLU économe en foncier avec un habitat recentré sur le bourg et qualitatif, intégrant la question des mobilités douces et de la trame verte et bleue jusque dans le bourg ; elle a repris la cantine en régie avec une augmentation des produits bios et locaux ; elle a engagé des investissements dans le développement de panneaux photovoltaïques et dans des travaux d’isolation des bâtiments…

Sur le deuxième mandat, 2014-2020, nous avons beaucoup évolué dans notre manière de faire. Nous nous sommes engagés dans une démarche beaucoup plus ascendante.  Nos réflexions ont été nourries à force d’observation sur les formes de gouvernance dans différentes instances (EPCI, syndicats…) et d’échanges avec d’autres collectivités notamment via le réseau BRUDED. Nous avons porté une attention particulière aux projets portés par les citoyens ou par des porteurs de projets ;  en regardant comment les intégrer, comment les soutenir, comment leur apporter une forme de reconnaissance dès lors  qu’ils répondent à l’intérêt général et au projet communal. Nous sommes convaincus que la transition ne se fera pas sans les habitants. C’est donc avec eux qu’il faut imaginer des nouvelles formes de vivre ensemble, des nouvelles formes de prendre des décisions, de nouveaux modèles économiques…

Plus spécifiquement, quelles sont les grandes lignes de votre projet de redynamisation du centre-bourg ?

Sur la question du centre-bourg, l’enjeu principal auquel nous avons voulu répondre a été de développer le lien social, créer de la vie, donner du  plaisir à revenir habiter un bourg. L’aménagement qui en découle est une réponse à la dynamique que l’on a créé préalablement ; ce n’est pas une fin en soi. Cela passe notamment par un bourg,

  • apaisé, avec un travail sur la place de la voiture, sur la présence de la nature, sur les connexions douces des quartiers avec le centre,
  • donnant envie à des porteurs de projets, des commerces d’investir dans le centre,
  • accueillant des services de proximité de façon à ce que les habitants soient proches de l’école, de la bibliothèque, de la garderie, de médecins…,
  • répondant aux demandes de connexions à très haut débit, et aux mobilités alternatives,

11 ans après nos premières démarches, nous observons un réel changement sur la commune. Nous recevons pléthore de sollicitations, tant de porteurs de projets (économiques, culturels, …) que d’initiatives citoyennes (échanges locaux entre habitants, investissement citoyens dans les énergies renouvelables…) pour venir s’installer et habiter.  Aujourd’hui, quand on se projette sur 2020, cela fait sens pour nous de mettre le pacte pour la transition au 1er rang de l’élaboration d’un futur programme municipal.

 

En savoir plus…

Consulter le dossier spécial “Municipales 2020” sur la thématique de redynamisation des centres-bourgs ce mois-çi

Rédigé en octobre 2019
Thématique : Aménagement, urbanisme et habitat, Associer la population à ses projets, Soutenir les initiatives citoyennes

 

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