La nature, la culture et le patrimoine au cœur du développement du territoire à Saint-Père Marc en Poulet (35)

Saint-Père-tonte des animaux du fort Vauban

Infos pratiques

Adresse : Mairie de Saint-Père Marc en Poulet, Rue Jean Monnet, Saint-Père, France

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Au fort de Saint-Père, la municipalité a développé un chantier d’insertion qui accueille 11 personnes autour de métiers axés sur la nature et le patrimoine. Parmi les activités, l’éco-pâturage permet d’entretenir les 19 ha de l’enceinte du fort.

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Saint-Père est une commune située au bord de la Rance, à quelques kilomètres de Saint-Malo. D’une superficie de 1974 ha, elle compte 2 300 habitants. La municipalité souhaite lutter contre l’idée de ne restaurer, entretenir, protéger « que » pour des aspects patrimoniaux. Au contraire, elle estime que le meilleur moyen de protéger son patrimoine, tant naturel que bâti, consiste à lui redonner une valeur d’usage, une valeur économique.

Le contexte : un véritable projet de développement

C’est ainsi, qu’en 1989, la commune acquiert le Fort Saint-Père, construit entre 1777 et 1785 dans le style Vauban, sur un site de 19 ha bordé de douves et d’un bois. Situé à la sortie d’une bretelle de la RN137, il accueille aujourd’hui de nombreuses manifestations culturelles et événements sportifs, du plus local au plus important (Festival de la Route du Rock).
Son entretien et sa rénovation sont depuis une vingtaine d’années assurés par un chantier d’insertion communal. Celui-ci a permis de développer, au fil des années, plusieurs activités : maçonnerie-limousinerie, ébénisterie, ferronnerie, éco-pâturage. La création d’une base VTT, avec un atelier mécanique d’entretien du matériel, est également en projet.
Toutes ces activités s’intègrent dans une démarche plus vaste de développement touristique à deux échelles :
• celle des communes situées de part et d’autre de la vallée de la Rance. La municipalité de Saint-Père a été à l’initiative de l’association du développement de la Rance. « Elle a permis de mettre en place un circuit touristique, une veille sur la préservation du patrimoine maritime et naturel et une promotion de nouvelles activités » soutient Jean-Francis Richeux, maire. La « Fête des Doris, de cale en cale », qui célèbre la renaissance des doris, bateaux à fond plat typiques de la Vallée de la Rance, accueille ainsi près de 10 000 visiteurs chaque année !
• celle des liens entre la Vallée de la Rance et le Mont Saint-Michel. Saint-Père est moteur dans le programme « Patrimoine à cheval en baie du Mont » qui consiste à proposer des liaisons à cheval vers le Mont Saint-Michel tant depuis la Rance, que depuis Granville. De la même manière, la municipalité est en discussion avec une association de promotion du VTT pour installer un atelier de réparation, des animations pour enfants le mercredi et une halte au Fort Saint-Père. Pour la municipalité, ces projets permettent de développer des activités dans les communes : « Nos villages vont devenir de vraies vitrines avec des aires d’accueil, des lieux de pique-nique… les granges vont devenir des théâtres, les lavoirs des scènes, les fermes des lieux d’hébergement » s’enthousiasme le maire Jean-Francis Richeux. De fait, les commerces et services du territoire profitent à plein des événements organisés au fort.

Un chantier d’insertion de 11 personnes

La commune gère aujourd’hui un chantier d’insertion de 11 personnes qui développe des activités autour de la restauration du patrimoine, de l’entretien des espaces verts et des ouvrages publics. Dans les alcôves de l’ancienne cartoucherie du fort, chaque atelier a trouvé sa place. « L’idée est que le fort de Saint-Père soit une véritable fourmilière, avec un développement d’activités qui font rêver les personnes qui y travaillent et qui les mettent au coeur de ce qui anime notre territoire : randonneurs ou simples promeneurs, curieux désireux de découvrir les métiers anciens, de faire réparer ou d’apprendre à réparer des objets, organisateurs de festivals ou d’événements, visiteurs,…» défend Jean-Francis Richeux.

L’idée est que le fort Saint-Père soit une véritable fourmilière, avec un développement d’activités qui font rêver les personnes qui y travaillent et qui les mettent au coeur des activités de notre territoire.

                           Jean-François Richeux, Maire

De l’éco-pâturage pour gérer les espaces

La commune est propriétaire de 6 ânes, d’une cinquantaine de chèvres alpines et de moutons d’Ouessant, qui entretiennent les 19 ha de l’espace clos du fort Saint-Père et de ses entourages. « C’est une manière de répondre aux enjeux du zéro-phyto» confirme le maire, mais là encore, l’enjeu est plus vaste : « les animaux sont un attrait pour les familles qui viennent au fort le dimanche, pour les randonneurs…».
Au-delà de l’entretien des espaces du fort, l’objectif est que les animaux puissent entretenir les bassins de rétention dans les derniers lotissements ; ils ont été «conçus dans cette optique».
La commune a par ailleurs expérimenté l’utilisation du cheval et avait acheté un postier breton pour accomplir plusieurs tâches au sein de la commune : l’arrosage des jardinières, le ramassage des feuilles et des déchets verts, l’entretien des allées du cimetière, le ramassage des ordures des aires de repos (zone touristique), le transport de matériel… jusqu’au déplacement du Père Noël !
Cette activité avait permis l’intégration de deux adultes supplémentaires en insertion. Ils sont sortis avec l’obtention du « Galop 5». L’activité a toutefois été abandonnée, la gestion du cheval «nécessiterait un palefrenier et un meneur professionnel » estime le maire.

Les aides financières

Le chantier d’insertion bénéficie de l’aide de l’Europe et du CG35

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