La Vraie-Croix (56) : Planter 1 500 arbres en mobilisant toutes les générations

Infos pratiques

Adhérent depuis 2007
Maire : Pascal Guiblin
Adresse : 1, place du Palais, 56250 La Vraie-Croix
Téléphone : 02 97 67 23 62
Nbre d’habitants : 1501
Superficie : 17 km²
Intercommunalité : Questembert Communauté
lavraiecroix.bzh
Contact BRUDED : Anne-Laure Marchal

Autres expériences de La Vraie-Croix

La commune a choisi de travailler avec l’association Clim’actions Bretagne pour mener une opération de plantations de 1 500 arbres sur une parcelle communale plantée précédemment de pins en impliquant fortement les habitants.

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La Vraie-Croix est une petite commune rurale de 1 500 habitants à proximité de Vannes Agglomération qui a fait le choix d’accueillir de nouveaux habitants progressivement dans le souci de ne pas se transformer en commune dortoir. La gestion des espaces verts s’inscrit dans cette démarche globale de préserver l’identité rurale,  l’environnement tout en favorisant le lien social et le bien vivre ensemble.

Genèse du projet

La commune possède plusieurs hectares d’espaces naturels dont une zone boisée sur un coteau au dessus du bourg. La lande du temple est sillonnée par des chemins de randonnée et un ancien parcours sportif en mauvais état. Cette zone boisée de trois hectares était composée essentiellement de pins maritimes en dépérissement. Afin de sécuriser la zone, les élus ont choisi de couper les arbres et de replanter.

« Nous avions besoin de soutien technique et opérationnel pour replanter la zone et nous ne savions pas comment et quoi faire », indique Mickael Prime, conseiller municipal.

Les élus se rapprochent alors de la commune de Sulniac qui a mené un projet de plantations avec l’association Clim’actions Bretagne.

Couper les pins et préparer le terrain

À l’automne 2022, la commune fait appel à une entreprise forestière pour couper les 700 pins maritimes, qui seront valorisés soit en palettes dans une scierie locale à Sérent soit en bois-énergie (bois-plaquette). Pour faciliter le reboisement, les services techniques de la commune et des élus épaulés par des bénévoles nettoient le terrain de ses rémanents. Un rognage des souches avec un travail du sol en surface est aussi nécessaire pour envisager de replanter dans de bonnes conditions. La vente du bois permet de couvrir les frais de rognage et de préparation du sol réalisée par un professionnel. L’équipe des services techniques consacre une douzaine de jours de travail pour mener à bien l’opération.

« L’implication des services techniques est indispensable. Il nous faut les trois piliers : élus, habitants et services techniques pour que ça fonctionne », précise Mickael Prime.

Le partenariat avec Clim’Actions Bretagne

Clim’Actions Bretagne organise l’opération en lien avec la commune dans le cadre de son programme intitulé « De Nouvelles Forêts pour le Climat et la Biodiversité ».

Des réunions de travail permettent de mieux comprendre et définir les objectifs du projet : la biodiversité et la résilience au changement climatique sont deux critères importants pour le choix des essences. Bien évidemment, un diagnostic du sol est aussi un préalable à la décision.

On retrouve des essences locales telles que le houx, le pommier et le poirier sauvage, le sureau, mais aussi le chêne vert, le chêne sessile et le tilleul qui présentent un bon potentiel d’adaptation aux changements climatiques.

Un gros travail de préparation, de sensibilisation et de mobilisation reste nécessaire :

  • une communication pour mobiliser les habitants et les salariés des entreprises mécènes
  • l’achat et la livraison des plants, des piquets et protections
  • l’organisation des ateliers de sensibilisation pour les 120 élèves des deux écoles élaborés et animés par les élus et le soutien la communauté de communes (dans le cadre du PCAET).

Pour les protections, Clim’Actions Bretagne a développé un partenariat original d’économie circulaire avec les conchyliculteurs bretons. Les anciennes poches à huîtres sont réemployées comme protection contre le gibier. Et elles sont plus solides et potentiellement plus efficaces que les protections habituellement utilisées.

Le chantier de plantation

Deux journées de plantations sont organisées en février 2024. Pour rassembler et fédérer autour du projet, Clim’ations Bretagne sollicite la Maison Familiale Rurale (MFR) de Questembert. Ainsi, 30 jeunes étudiants viennent participer à la première journée de chantier pour préparer les plantations du lendemain : creuser les trous, préparer et mettre en place les piquets et protections.

Les deux journées de chantiers participatifs sont un véritable succès : 250 personnes se sont impliquées avec l’ensemble des élus du conseil, 120 élèves des écoles, les trente jeunes étudiants de la MFR de Questembert, une trentaine de bénévoles et autant de salariés d’entreprises mécènes.

Un savoir-faire pour mobiliser les habitants et créer de l’intergénération

Tout au long du projet, la commune choisit de bien communiquer auprès des habitants.

« C’est important d’expliquer aux habitants car sinon c’est source d’interprétation ou d’incompréhension et c’est plus difficile de les impliquer ensuite dans nos projets », commente Jean Capelle, conseiller.

Les élus ont un vrai savoir-faire et savoir-être pour mobiliser les habitants. Ils mesurent l’importance du temps et de l’énergie qu’il faut y consacrer en amont, communiquent et gardent en tête la volonté de créer des moments toujours conviviaux : un repas concocté au restaurant scolaire municipal a été offert le midi aux équipes de planteurs.

« La convivialité et la simplicité sont des ingrédients indispensables pour la réussite du projet. Mobiliser les habitants et célébrer le travail accompli avec un bon repas : c’est aussi ça l’esprit-village de notre commune », souligne Pascal Guiblin, maire.

Un suivi dans le temps

Un suivi des plantations sera effectué pendant cinq ans. Le suivi de croissance et sanitaire des plants et les inventaires de la biodiversité seront réalisés avec les habitants, en collaboration avec Clim’Actions. « Cela fait aussi partie intégrante de notre démarche », indique Aline Vélot, chargée de développement Biodiversité à Clim’Actions Bretagne.

Coûts

> abattage des pins valorisés en palettes et bois-énergie : 7 000 € de recettes

> préparation du sol : rognage et travail du sol en surface : 7 000 € de dépenses

Budget Clim’actions Bretagne :

> 10 jours d’accompagnement du projet de plantation par la chargée de développement  : 4 000 €

> 2 jours d’encadrement de plantation avec 5 animateurs: 4 000 €

> 3 jours de recherche de financements, de récupération de materiel et communication : 1 200 €

> Achats de plants :  3 260 € dont Guimard Forêt (2 650 €) + Graine de Bocage (610 €)

> Achat des tuteurs : 3 000 € (piquets de châtaignier auprès d’une scierie locale)

> Protections : récupérées gratuitement auprès des conchyliculteurs (collecte et logistique assurée par les services techniques mais nécessitant du temps de collecte et de préparation des poches)

> Déplacements salariés et bénévoles : 500 €

Total des dépenses Clim’actions Bretagne : 15 960 €

Clim’Actions finance les projets (hors préparation et mise à disposition du terrain) avec le mécénat d’entreprises locales et le parrainage des citoyens. Pour ce projet, 2 entreprises locales ont contribué : Séché environnement (4 700 €),  ADM (10 000 €),  200 € collectés par le parrainage.

Total Mécénat : 14 900 €

Au final, le projet a été une opération blanche pour les finances communales sans compter le temps et l’énergie déployée par les élus, les services techniques et les habitants !

Documents techniques

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