Bouvron (44) : l’aménagement de la cour des maternelles, l’intelligence collective au service du vivant

Infos pratiques

Adhérent depuis 2009
Maire : Emmanuel Van Brackel
Adresse : Rue Louis Guihot, 44130 Bouvron, France
Téléphone : 02 40 56 32 18
Nbre d’habitants : 3161
Superficie : 47 km²
Intercommunalité : Communauté de communes de la région de Blain
www.bouvron.eu/
Contact BRUDED : Mima Gales

Autres expériences de Bouvron

En 2011 les élus choisissent d’investir dans le temps et la matière grise pour concevoir la restructuration et l’extension du pôle enfance. L’ensemble des espaces, y compris la cour des maternelles, a été co-construit et éco-pensé.

Cliquez ici pour en savoir plus sur cette expérience

Bouvron, située entre les agglomérations de Blain et Savenay en Loire-Atlantique, est une commune rurale dynamique de 3 200 habitants. en 2010, l’augmentation de la population implique d’agrandir l’école publique. Les élus saisissent alors l’occasion pour repenser l’ensemble de l’offre scolaire et périscolaire.

Une démarche de projet qui mise sur la matière grise

Pour mener ce projet compliqué, les élus s’engagent dans une méthode importée du Canada : la méthode PCI pour Processus de Conception Intégrée. L’équipe de conception ( Belanfant Daubas architecte et La Terre Ferme paysagiste) a été retenue sans programme défini. Pendant un an – enseignants, parents, enfants, maitrise d’oeuvre, agents communaux, élus – ont défini ensemble les objectifs et les résolutions techniques permettant de les atteindre. La démarche a été pilotée par l’agence Wigwam

Nous avons fait le choix d’investir beaucoup dans la matière grise en intégrant réellement tous les acteurs à l’élaboration du programme.

Laurent Bissery, adjoint à l’enfance au moment du projet.

Découvrir le Processus de Conception Intégrée (PCI) mené à Bouvron

Grâce à ce choix méthodologique, Sébastien Argant, le paysagiste du projet, a été intégré dès le début. Il a ainsi participé au choix d’implantation de l’école et à finement travaillé la résolution de l’accessibilité. Le temps donné sur les études en amont a permis d’aboutir à des solutions pertinentes en termes d’usage et très économiques.

Des surfaces généreuses et des aménagements économes

Au regard de l’importance des surfaces extérieures, le choix s’est porté sur des matériaux économes et une gestion extensive des espaces (pré pâturé, bois autonome). Le coût des aménagements de l’ensemble de la parcelle (2,3 ha) s’élève ainsi à 25 euros/m² HT. Pour la cour des maternelles qui a nécessité des aménagements plus poussés, le coût s’élève à 65 euros/m² HT. Les élus ont opté pour de l’acacia, un bois résistant classé classe 4 naturellement.

Un projet d’aménagement global

La restructuration-agrandissement du pôle scolaire a été l’occasion de revoir l’ensemble des éléments extérieurs tels que l’entrée, le parking, les clôtures ou le passage d’un espace à un autre. L’objectif était de rendre les espaces lisibles, confortables et accessibles. Des actions simples mais radicales ont notamment amélioré l’entrée : élagage, suppression de plantations et des clôtures. Pour les cours, l’enjeu était aussi de proposer des formes simples pour permettre une surveillance aisée des enfants et un entretien pratique. Différents types de sols (sable, copeau, bitume) accompagnent le parcours des élèves entre l’intérieur et l’extérieur. Les seuils bitumés devant devant l’entrée des classes permettent aux chaussures de se décharger naturellement des saletés avant de rentrer en classe.

Quand l’accessibilité devient un projet de paysage

Quand on est amené à travailler sur une cour d’école la rendre verte et l’arborer, on règle aussi des questions d’accessibilité. Ici, c’était un gros sujet, il y avait des différences de niveaux partout entre les bâtiments et entre les bâtiments et les espaces extérieurs. On a proposé des dispositifs qui mutualisent les usages, par exemple, une rampe qui sert de soutènement et qui sert de banc

Sébastien Argant, paysagiste concepteur, La Terre Ferme

Une cour de ré-création au sens premier du terme

«Quand vous décidez d’aménager un espace de ré-création pour vos enfants dans votre jardin vous n’y amenez pas spontanément du bitume», explique Thierry Paitel, actuel directeur de l’école «et bien, pour l’école c’est pareil». Amener le vivant dans l’école c’est apporter de l’apaisement pour faire en sorte que l’activité de re-création prenne son sens premier.

L’espace, parce qu’il a été réellement co-construit et éco-pensé devient un espace apaisé

Thierry Paitel, directeur du pôle scolaire Felix Leclerc

Les matériaux définissent des usages spontanés

Dans la cour des maternelles, l’équipe pédagogique a vite constaté que les matériaux choisis déterminaient simplement un usage clair et apaisé de la cour : faire du vélo sur l’enrobé, se rouler dans les copeaux, se mettre à l’ombre de l’arbre pour jouer dans le sable.

Les enfants et les parents pleinement impliqués

Chaque classe a participé à la plantation des différents espaces et les parents se sont mobilisés pour la fabrication de certains jeux. Sur cette notion, le concepteur indique : “c’est possible et ça coûte moins cher, mais il faut se faire accompagne par un bureau de contrôle en amont pour éviter de mauvaises surprises”. Aujourd’hui, c’est le conseil des élèves qui s’occupe de l’organisation du balayage des cours. La cour devient un support d’apprentissage en soi, un projet de vivre ensemble.

De la cueillette à l’assiette

Des arbres fruitiers et des arbustes ont été plantés pour la biodiversité et le plaisir des gourmands. Il arrive aussi que les récoltes servent au cuisinier de l’école. Au printemps, les fraises cueillies par les enfants sont transformées en sorbet dans la cuisine du pôle scolaire. L’aménagement de la cour intègre le circuit court de la cantine.

Découvrir le restaurant scolaire pédagogique à 100% en bio local, géré par une association à Bouvron (44)

Des clôtures basses pour une école ouverte sur le monde

Ici la hauteur et la nature de la clôture ne fait plus débat chez les élus et les parents d’élèves. La sécurité est soumise, comme le reste, à l’intelligence collective. Le choix s’est porté sur une clôture en bois à hauteur d’enfant qui laisse largement filer la vue. Elle inscrit l’école vers a ville et invite le monde extérieur dans la vie de l’école. De l’avis des parents, on se sent invité à participer.

Plus de vert pour la cour des primaires !

La transformation de la cour des primaires, qui a été traitée, selon Sébastien Argant a minima en 2015, est en cours de réflexion avec les élèves. Ceux-ci font ressortir la trop grande place donnée au bitume et au terrain de foot. Il y aura encore des évolutions à venir sur cette partie, Affaire à suivre !

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