Saulaie d’infiltration pour la gestion des eaux usées à Bouvron (44)

Bouvron station d'épurationBouvron station d'épuration
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Infos pratiques

Adhérent depuis 2009
Maire : Marcel Verger
Adresse : Rue Louis Guihot, 44130 Bouvron, France
Téléphone : 02 40 56 32 18
Nbre d’habitants : 2957
Superficie : 47 km²
Intercommunalité : Communauté de communes de la région de Blain
www.mairie-bouvron.fr/
Contact BRUDED : Ivana Potelon

Autres expériences de Bouvron

Pour remplacer la station d’épuration défaillante, une solution de gestion alternative a été choisie pour 1900 équivalents habitants, soit tout le bourg. En parallèle, le réseau d’eau usée est réaménagé pour passer progressivement en séparatif. Objectif : diviser par 3 les volumes d’eau à traiter.

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Des bassins d’épuration

La station est équipée de filtres à roseaux, avec une saulaie d’infiltration permettant de ne rien rejeter en période d’étiage et de ne produire quasiment aucune boue sur le site.

Elle s’étend sur 8,5 hectares et comprend trois bassins proposant les mêmes types de roseaux et la même densité, mais de dimensions différentes : 2900 m² pour le premier bassin, 1800 m² pour le deuxième et 1900 m² pour le dernier.

Avant rejet dans le milieu naturel, l’eau passe par un filtre à apatite qui est une roche « basique » dont la fonction est de réguler le pH, celui-ci devant être de 7,5. L’apatite est broyée, liée à la chaux puis recouverte de graviers pour la protéger des UV. Toutes les bascules entre les bassins sont gérées automatiquement.

En fin de parcours, l’eau rejoint la nappe phréatique voisine, située au niveau du sol dans une zone humide qui sert de stockage des eaux.

… et une saulaie d’infiltration

La zone d’infiltration où sont situés les saules couvre une surface de 5,5 hectares. 6 000 saules y sont plantés, permettant l’évapotranspiration de l’eau. Pour concevoir cet espace, la commune a travaillé avec  l’association AILE, et les bureaux d’études Sinbio (gestion de l’eau et systèmes aquatiques) et EFE (études techniques) pour aboutir à un système de noues reliées entre elles créée un fil d’eau très précis.

Il est interdit de compacter le sol dans ces espaces d’infiltration, ce qui engendre des contraintes pour l’entretien et la valorisation de la saulaie. « Nous ne pouvons pas utiliser d’engin dans cet espace, donc nous avons débardé à cheval », précise Laurent Bissery. La taille a lieu à la fin de l’hiver, puis chaque arbre est entouré de grillage à lapins et paillé. Les saules sont aujourd’hui âgés de deux ans, et leur valorisation en bois énergie ne sera possible que dans 5 ou 6 ans.Les volumes d’eau à traiter vont de 170 m³ (juillet 2015) à 800 m³ (février). L’entretien de la station d’épuration mobilise un équivalent temps-plein, avec une maintenance régulière de 20 à 25h/semaine, complétée de renforts pour des travaux ponctuels.

Une saulaie d’infiltration vouée à une valorisation en bois-énergie

L’objectif de valoriser les saules en bois-énergie suppose de mener les arbustes de façon à favoriser la production de bois et être excédentaires. Pour cela, des essences locales peu buissonnantes ont été retenues ; le saule commun qui produit de grosses cépées (troncs multiples) n’a pas été planté. Les arbres ont été conduits sur un à deux brins, avec l’appui du paysagiste (agence La Terre Ferme, basé à Vay-44) qui l’a accompagnée sur l’école.

Pour les élus, « La fonction première des arbres est l’assainissement et l’épuration des eaux, mais nous souhaitons expérimenter une filière de valorisation des saules en bois déchiqueté pour alimenter la chaufferie du pôle enfance ».

Documents techniques

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