Brécé (35) : une implication des habitants pour ré-ouvrir l’épicerie sous une forme associative

Infos pratiques

Adhérent : 2021
Maire : Christophe Chevance
Adresse : 6 Rue de Rennes, 35530 Brécé, France
Téléphone : 02 99 00 10 09
Nbre d’habitants : 2127
Superficie : 7,16 km²
Intercommunalité : Rennes métropole
www.mairie-brece.fr/
Contact BRUDED : Mikael Laurent

Autres expériences de Brécé

Un collectif d’habitants a répondu à un appel à projet de la commune pour rouvrir l’ancienne épicerie en cœur de bourg. La municipalité souhaite que ce soit aussi un lieu de vie et de rencontres avec une offre régulière d’animations culturelles.

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Une population qui augmente mais une épicerie classique non pérenne

Brécé est une commune 2100 habitants à l’est de Rennes Métropole qui connait une forte croissance démographique. Elle dispose de très nombreux équipements et de plusieurs commerces dans le bourg : bar-tabac, boulangerie et crêperie.

Le centre commercial des Tilleuls inauguré en décembre 2000 est situé sure une placette du centre-bourg, entre l’école et la mairie. Il hébergeait une supérette de 250 m2 qui a changé de gérants à six reprises depuis son ouverture. Le décès brutal du dernier d’entre eux a entrainé sa fermeture au printemps 2020. La municipalité, propriétaire du local, s’est alors mobilisée pour relancer le lieu en s’inspirant de plusieurs expériences en cours dans des communes d’Ille-et-Vilaine : épicerie coopérative et/ou associative qui proposent des produits locaux et bios, des animations impliquant les habitants …

La question se pose aujourd’hui de la viabilité de ce type de commerce confronté à la proximité des supermarchés, à la volatilité de la clientèle locale, à l’inadéquation des produits proposés avec les besoins et les attentes des clients.

   Christophe Chevance, maire

Un stagiaire de l’ESS pour accompagner les élus dans leur démarche

Pour impulser une dynamique locale, la mairie a lancé début 2021 une consultation des Brécéens grâce à une boîte à idées en mairie et à un espace contributif sur le site internet de la commune. Onze habitants ont manifesté leur volonté de s’investir dans la réflexion sur la création d’une nouvelle épicerie.

Cependant, à ce stade les élus ne savaient pas comment s’y prendre pour faire avancer le projet. Sur proposition de la DGS, ils se sont tournés vers le Master d’économie sociale et solidaire de l’université de Rennes 2 avec une proposition de stage rémunéré pendant neuf semaines.

Pour le stagiaire, c’est une belle opportunité de se familiariser avec la vie professionnelle et d’acquérir une expérience pratique. Pour la commune, cela permet de bénéficier d’un soutien au pilotage du projet.

Marie Jo Pedrono, 1ère adjointe Enfance – Jeunesse – Affaires Scolaires

Un AAP communal qui oriente vers un projet d’épicerie qui contribue au vivre ensemble

Le stagiaire retenu, Hugo Bouchet, a d’abord visité et échangé avec plusieurs porteurs de projets dont Un Café des Possibles à Guipel, le Barzouges à Hédé-Bazouges, le Guibra à Saint-Sulpice-la-Forêt. Des échanges ont également lieu à ce stade avec BRUDED qui apporte des retours d’expériences, des points d’attention et leviers pour développer un commerce en milieu rural. BRUDED incite notamment à faire un diagnostic thermique du local avec l’ALEC du Pays de Rennes. Encadré par la DGS et Marie-Jo Pedrono, 1ere adjointe, Hugo Bouchet a ensuite travaillé avec un groupe de six élus à l’élaboration d’un questionnaire destiné à l’ensemble de leurs collègues du conseil municipal sur leur vision du devenir de l’épicerie.

Ces retours, ajoutés à ceux de la boites à idées, leur ont servi à construire un appel à projets validé par le conseil municipal. Il stipulait la volonté communale que l’épicerie “devienne un acteur d’identité de la commune, un acteur économique travaillant avec des producteurs locaux dans la limite du possible, mais aussi un acteur central du milieu associatif de la commune”. La municipalité s’y engageait aussi à “rénover le local existant et à proposer une offre d’exploitation qui favorisera la capacité du ou des porteurs de projets à mettre en place la dynamique escomptée.’’

L’AAP a été mis en mai sur le site internet de la commune et transmis aux réseaux d’acteurs de l’ESS du territoire : résosolidaire, TAG 35, …  avec un délai de réponse fixé à 1 mois. Il n’y a eu qu’une seule réponse à cet AAP, celle d’un collectif de huit habitants.

Une première rencontre de travail a réuni début juillet le maire, le groupe de travail et le collectif avec l’idée de créer une association : sur les 250 m² que propose le local, le collectif n’en utiliserait que les 2/3. Le lieu ne proposerait pas d’activités de bar pour ne pas concurrencer celui existant à 100 m, sauf éventuellement le dimanche matin où celui-ci est fermé. Suite à cette rencontre le conseil municipal a acté l’accord de travailler avec le collectif. En septembre, le projet du collectif a été présenté dans le bulletin municipal : “création d’une épicerie coopérative, sous forme d’association ouverte à tous. Divisé en deux, cet espace proposerait d’un côté la vente de produits locaux, de vrac et de biens de première nécessité. L’autre partie serait envisagée comme un lieu de rencontres qui pourrait accueillir des ateliers culinaires et artistiques, des formations ou encore des événements festifs. L’idée est d’offrir les services d’un petit commerce de proximité, mais aussi de favoriser et de renforcer les contacts et les liens entre Brécéennes et Brécéens de toutes générations’’.

Le projet avance à son rythme, ouverture prévue en 2022

Aujourd’hui, le collectif a créé une association et réfléchit à son mode de fonctionnement. “Cela prend du temps d’autant que ce sont des jeunes parents avec enfants, engagés par ailleurs dans d’autres associations locales” indique Marie-Jo Pédrono. Parmi les interrogations de la commune, figure la question des travaux. “Doit-on réaliser des travaux spécifiquement pour ce projet ? jusqu’à qu’elle hauteur ?“. En effet plusieurs travaux sollicités par le collectif pourraient s’avérer couteux (ouverture pour apporter de la lumière, installation de WC…).

La prise de risque est finalement minime au regard de l’enjeu pour le vivre ensemble dans la commune.

Marie Jo Pedrono, 1ère Adjointe Enfance – Jeunesse – Affaires Scolaires

 

 

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