La Grigonnais (44) : Des matériaux locaux biosourcés pour le nouveau restaurant scolaire

Infos pratiques

Adhérent depuis 2010
Maire : Gwénaël Crahès

Téléphone : 02 40 51 36 61
Nbre d’habitants : 1588
Superficie : 21 km²
Intercommunalité : région de Nozay
www.lagrigonnais.fr
Contact BRUDED : Ivana Potelon

Autres expériences de La Grigonnais

C’est en cœur du bourg et à courte distance des deux écoles et de l’activité périscolaire que va se situer le nouveau restaurant scolaire. Fonctionnalité, optimisation des surfaces, confort des élèves, haute qualité environnementale, matériaux locaux sont les grandes caractéristiques du bâtiment.

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Le restaurant scolaire de La Grigonnais accueille les enfants des deux écoles de la commune, l’école publique et l’école privée, et quelques ainés de temps à autres. Il est géré, jusqu’à présent, par La Grignotte, association de parents des écoles publique et privée qui emploie 6 personnes (prochainement, la gestion de la cantine sera assurée par la mairie, en régie, qui reprendra l’ensemble de l’équipe). Chaque jour, les enfants de la maternelle au CM2 ont le plaisir de savourer un repas cuisiné sur place, à partir d’aliments de saison en grande majorité bio et/ou produits localement.

Une cuisine non adaptée et une cantine devenue trop petite

Le bâtiment, propriété de la commune, date des années 80. La cuisine, au moment de sa conception, n’a pas été prévue pour un usage professionnel, notamment le revêtement des cloisons qui supporte mal le nettoyage à grande eau.

Par ailleurs, le nombre de convives n’a cessé d’augmenter au fil des ans. Les chiffres de l’année 2019 affichent une moyenne de 200 repas par jour, contre 165 en 2016. La salle à manger n’a plus la capacité d’accueillir l’ensemble des convives, contraignant à faire deux services sur une pause méridienne totale de 1h30. Les enfants ont donc moins de 45 minutes pour manger.

Cette situation conduit les élus de La Grigonnais à engager une réflexion sur le devenir du bâtiment. L’option de sa rénovation est rapidement écartée, car son emplacement, accolé à la mairie, n’est pas satisfaisant. La municipalité s’oriente vers le projet de construction d’un nouveau restaurant.

 

Un projet pensé collectivement avec les usagers et les partenaires

La commune missionne le cabinet Apritec pour réaliser une étude préalable, dite pré-programme, ainsi que le programme architectural et technique. Le cabinet est aussi chargé de l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour accompagner la commune dans le choix du maître d’œuvre.

A la suite de ce recrutement, un comité de pilotage d’une dizaine de personnes est constitué. Il comprend les parents d’élève de l’association La Grignotte, le chef cuisinier et le personnel du restaurant scolaire, des élus. Bruded y participe également. Animé par Apritec, sa mission est d’évaluer le fonctionnement de l’actuelle cantine et de travailler collectivement à définir le programme pour le futur bâtiment. « Une première phase d’observation au sein du restaurant scolaire a été menée. Le recueil des besoins et la définition de l’équipement, en concertation avec l’ensemble des partenaires et utilisateurs a suivi cette 1ère étape. » annoncent les élus aux affaires scolaires. La concertation dure un an, rythmée par des temps de travail collectif, des entretiens individuels et des visites de restaurants scolaires – Saint Vincent des Landes, Treffieux – pour arriver à mieux se projeter.

L’Espace Info Énergie et le chargé de mission développement durable de la Communauté de communes de Nozay sont aussi consultés, pour apporter leur regard sur le projet et identifier les points de vigilance.

Une fois le programme défini, Apritec s’attelle à la rédaction du cahier des charges pour le recrutement du maître d’œuvre. Trois critères guident le choix de la commune : la ligne architecturale, la sensibilité au développement durable par les matériaux utilisés et l’expérience dans la construction de restaurant scolaire. C’est le cabinet d’architecture Louvel qui est retenu.

Le projet, porté par la commune, consiste donc à réaliser un restaurant scolaire de 520 m2 pouvant accueillir 200 convives, avec production sur place des repas. La cuisine sera équipée de tout le nécessaire pour la transformation et la cuisson des aliments, pour la vaisselle avec l’installation d’un tunnel de lavage. S’y ajouteront des locaux de stockage, une réserve et une laverie.

Il comprendra deux espaces de restauration : un espace de 110 m2 environ pour les élèves de maternelle qui seront servis à table, et un deuxième espace de 85 m2 équipé d’un self pour les grands. Ce mode de service permet d’optimiser la surface et aussi les coûts de fonctionnement. La ligne de self sera mobile et permettra de séparer les deux espaces.

 

L’emplacement choisi avec soin

Le choix du site s’est fait rapidement et presque avec évidence. Le restaurant scolaire se situera à l’interface des deux écoles, en centre-bourg. Il prendra place, pour une large part, sur la cour de l’accueil périscolaire, permettant de lier et mutualiser la cantine à l’activité périscolaire et l’ALSH.

Un éco-quartier sera prochainement aménagé à proximité. Les élus sont soucieux de l’harmonie architecturale entre l’espace construit et celui à construire.  Le restaurant scolaire est le point de départ de cette cohérence d’ensemble. Pour assurer au mieux cette harmonie, la commune travaille à l’élaboration d’un plan guide avec un paysagiste – urbaniste, en lien avec l’architecte.

 

Un projet de haute qualité environnementale

Reconnue pour son attention aux enjeux environnementaux, l’équipe municipale a bien la volonté de conduire le projet dans cet esprit. « Nous voulons un projet ambitieux qui utilisera des matériaux en conformité avec nos souhaits environnementaux » s’exprime Lionel Trivière, adjoint au maire délégué aux bâtiments.

Cette opération s’inscrit donc dans une démarche de haute qualité environnementale.  La gestion de l’eau, des déchets seront des points d’attention, tout comme la performance énergétique du bâtiment, pour assurer un bon confort thermique. Une chaudière bois assurera le chauffage.

Concernant les matériaux, les critères du biosourcé et du local sont inscrits dans le cahier des charges. Les murs et la toiture seront isolés en paille. La commune s’est entourée des compétences de Bois Paille Ingénierie à Nantes, qui l’a aiguillée pour constituer le cahier des charges et notamment la partie CCTP. « Ce sera de la paille produite et pressée dans la commune » précise Nicolas Bodineau, adjoint délégué à l’environnement

Un bardage bois recouvrira le bâtiment « il faudra 7 m3 de bois. Nous sommes en contact avec l’association « des hommes et des arbres » qui assiste les collectivités souhaitant travailler avec du bois local. » poursuit Nicolas Bodineau. L’association apporte notamment ses conseils sur l’essence la mieux adaptée au projet.  Dans le cas présent, le choix s’est porté sur le résineux. De même que pour la paille, les élus voulaient du bois issu de la commune. Après un recensement, il s’est avéré que cette option n’était pas possible. C’est une scierie de Notre Dame des Landes, située à une vingtaine de kilomètre de La Grigonnais qui assurera l’approvisionnement.

Le coût du projet s’élève à 1,727 millions d’euros HT (dont 211 776 € d’études et honoraires). 811 000 € de dotations et subventions sont attendues (Etat, Région, Département, CAF).

Le chantier démarre en février 2020 et doit normalement se terminer à la fin du second trimestre 2021.

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