La Grigonnais (44) : des matériaux locaux biosourcés pour le nouveau restaurant scolaire

la grigonnais restaurant scolaire
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Infos pratiques

Adhérent depuis 2010
Maire : Gwénaël Crahès

Téléphone : 02 40 51 36 61
Nbre d’habitants : 1698
Superficie : 21 km²
Intercommunalité : Communauté de communes de Nozay
www.lagrigonnais.fr
Contact BRUDED : Anne-Laure Marchal

Autres expériences de La Grigonnais

C’est en cœur du bourg et à courte distance des deux écoles et de l’activité périscolaire que va se situer le nouveau restaurant scolaire. Fonctionnalité, optimisation des surfaces, confort des élèves, haute qualité environnementale, matériaux locaux sont les grandes caractéristiques du bâtiment.

Vidéo sur la démarche globale et concertée en faveur de la nature et du “vivre ensemble” à La Grigonnais (44)

Cliquez ici pour en savoir plus sur cette expérience

Le restaurant scolaire de La Grigonnais, commune ligérienne de 1740 habitants, accueille quotidiennement 165 enfants des deux écoles de la commune ainsi que les ainés une fois par mois. Chaque jour, les enfants de la maternelle au CM2 ont le plaisir de savourer un repas cuisiné sur place, à partir d’aliments de saison en grande majorité bio et/ou produits localement dans un bâtiment confortable et sain.

L’emplacement choisi avec soin

Le choix du site s’est fait rapidement et presque avec évidence. Le restaurant scolaire se situera à l’interface des deux écoles, en centre-bourg. Il prendra place, pour une large part, sur la cour de l’accueil périscolaire, permettant de lier et mutualiser la cantine à l’activité périscolaire et l’ALSH.

Un éco-quartier sera prochainement aménagé à proximité. Les élus sont soucieux de l’harmonie architecturale entre l’espace construit et celui à construire.  Le restaurant scolaire est le point de départ de cette cohérence d’ensemble. Pour assurer au mieux cette harmonie, la commune travaille à l’élaboration d’un plan guide avec un paysagiste – urbaniste, en lien avec l’architecte.

Une cuisine non adaptée et une cantine devenue trop petite.

Le premier bâtiment, propriété de la commune, date des années 80. La cuisine, au moment de sa conception, n’a pas été prévue pour un usage professionnel. La cuisine, au moment de sa conception, n’a pas été prévue pour un usage professionnel, notamment le revêtement des cloisons qui supporte mal le nettoyage à grande eau. Par ailleurs, le nombre de convives n’a cessé  d’augmenter au fil des ans et la  salle à manger n’a plus la capacité d’accueillir l’ensemble des convives. Cette situation conduit les élus de La Grigonnais à engager une réflexion sur le devenir du bâtiment. L’option de sa rénovation est rapidement écartée, car son emplacement, accolé à la mairie, n’est pas satisfaisant. La municipalité s’oriente en 2017 vers le projet de construction d’un nouveau restaurant qui prendra place en centre bourg à l’interface des deux écoles et de l’accueil de loisirs.

Un projet de haute qualité environnementale

Reconnue pour son attention aux enjeux environnementaux, l’équipe municipale a bien la volonté de conduire le projet dans cet esprit. «Nous voulons un projet ambitieux qui utilisera des matériaux en conformité avec nos souhaits environnementaux » indique Lionel Trivière, adjoint aux bâtiments sur le mandat précédant. La gestion de l’eau, des déchets seront des points
d’attention, tout comme la performance énergétique du bâtiment, pour assurer un bon confort thermique. La chaudière bois assurera le chauffage.

Programmation concertée

La commune missionne le cabinet Apritec en 2018 pour réaliser le programme architectural et technique et l’accompagner dans le choix du maître d’œuvre. Un comité de pilotage de dix personnes est chargé d’évaluer le fonctionnement de l’actuelle cantine et de travailler collectivement à définir le programme. Il est composé des élus, des parents d’élèves de l’association La Grignotte qui assure à l’époque la gestion du service de restauration scolaire > cf fiche passage en régie.et du personnel du restaurant scolaire. Bruded y participe également. Le groupe
visite d’autres restaurants scolaires – Saint Vincent des Landes, Treffieux – pour arriver à mieux se projeter. L’Espace Info Énergie et le chargé de mission développement durable de la Communauté de communes de Nozay sont aussi consultés. La concertation dure un an et abouti au programme suivant : un restaurant scolaire de 520 m2 pouvant accueillir 200 convives, avec production sur place des repas. La cuisine sera équipée de tout le nécessaire pour la transformation et la cuisson des aliments, pour la vaisselle avec l’installation d’un tunnel de lavage. S’y ajouteront des locaux de stockage, une réserve et une laverie. Il comprendra deux espaces de restauration : un espace de 110 m2 environ pour les élèves de maternelle qui seront servis à
table, et un deuxième espace de 85 m2 équipé d’un self pour les grands. Ce mode de service permet d’optimiser la surface et aussi les coûts de fonctionnement. La ligne de self sera mobile et permettra de séparer les deux espaces.

Trois critères guident le choix de la commune : la ligne architecturale, la sensibilité au développement durable par les matériaux utilisés et l’expérience dans la construction de restaurant scolaire. C’est le cabinet d’architecture Louvel qui sera retenu.

Des matériaux naturels

Concernant les matériaux, les critères du biosourcé et du local sont inscrits dans le cahier des charges.
La structure est en bois et les murs et la toiture sont isolés en paille. La commune s’est entourée des compétences de Bois Paille Ingénierie à Nantes, qui l’a aiguillée pour constituer le cahier des charges et notamment la partie CCTP. Le bâtiment est bardé de 7m3 de résineux local.

Coût du projet

Le coût du projet s’élève à 1,746 millions d’euros HT dont 247 000€ d’études et honoraires. Le projet a été subventionné à hauteur de 823 000 € de dotations et subventions (Etat, Région, Département, CAF).

Coût global : 1 746 296 euros HT

Coût travaux   1 498 677 euros HT

  • Lot 1 – Terrassement VRD : 135 000  €
  • Lot 2 – Démolition – Désamiantage : 19 500  €
  • Lot 3 – Gros Œuvre : 310 000  €
  • Lot 4 – Charpente bois isolation paille : 178 500 €
  • Lot 5 – Couverture ardoise : 45 698 €
  • Lot 6 – Etanchéité : 43 807 €
  • Lot 7 – Menuiseries extérieures alu : 99 955 €
  • Lot 8 – Menuiseries intérieures : 75 810 €
  • Lot 9 – Cloisons sèches isolation : 49 500 €
  • Lot 10 – Plafonds suspendus : 31 000 €
  • Lot 11 – Carrelage faïence : 71 500 €
  • Lot 12 – Revêtements sols souples : 10 941 €
  • Lot 13 – Peinture – Revêtements muraux : 21 020 €
  • Lot 14 – Electricité : 73 445 €
  • Lot 15 – Chauffage ventilation plomberie… : 185 000 €
  • Lot 16 – Equipements de cuisine : 148 000  €

Coût hors travaux  : 247 619 euros HT

  • Assurance dommages 1,2% :
  • Aléas chantier : 26 221 €
  • Mobilier : 10 000 €
  • Honoraires MOE 10 % :  170 288 €
  • Bureaux contrôles : 15 000 €
  • Etudes préalables : 1 500 €
  • Honoraires programmiste : 18 360 €
  • Honoraires Géomètre : 1 539 €
  • Bureau de contrôle Paille : 500 €
  • Paille : 2 750 €
  • Passation marché :  1 461  €

Bilan et conseils des élus

  • Prévoir une saison pour analyser le bon fonctionnement du bâtiment. «Un an après la mise en marche du bâtiment nous continuons à régler des petits disfonctionnements» indique le maire.
  • Ne pas se passer de l’accompagnement de professionnels. «Concernant la réalisation des bottes de paille, nous avons voulu faire l’impasse sur l’accompagnemen d’un professionnel. Résultat : elles ont été réformées car le taux d’humidité était trop élevé et avons dû finalement en racheter en Vendée pour 3000 euros».
  • Assurer un suivi régulier, quasi quotidien du chantier. «Le suivi du chantier très régulier par l’adjoint en charge des travaux a participé à la réussite de la réalisation des ouvrages. Malgré un chantier en temps COVID, nous avons eu peu de soucis et un retard assez minim»
  • Penser coût global. «Nous n’avons pas prévu la récupération des eaux de pluie, et avons fait l’impasse sur les panneaux photovoltaïques car ces équipements nous paraissaient trop couteux en investissement. Aujourd’hui, nous ferions sans doute autrement», conclut Gwénaël Crahès, maire de la commune.

Si l’accompagnement par des professionnels est nécessaire pour un tel projet, la forte implication des élus est essentiel à la réussite du bâtiment, de sa programmation à sa réalisation

Gwénaël Crahès, maire de la commune

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